Il fut un temps où Thomas était un brillant chercheur, un de ces génies capables de changer le monde. Et puis il a eu un incident grave. Aujourd’hui, il lave des voitures pour survivre. Son ex-femme Angela a refait sa vie, lui ne tient que par celle de sa fille, April, une jeune fille fragile, malade, en attente d’une lourde opération. Thomas réussit cependant à emmener sa fille en camping près du lac, dit-il. Angela y croit. Elle ignore encore que c’est un mensonge, que Thomas a tout prévu pour enlever sa fille. La raison : l’envie de lui faire connaître la véritable histoire de son passé, de ses études, de ses amours, de sa rencontre avec sa mère. Des révélations qu’il garde au fond de lui depuis des années, avant le dernier acte, ultime, qu’il a préparé en secret depuis longtemps. April et Angela en sortiront transformées à jamais.
J’aimerais te dire n’est pas un polar, pas d’avantage un thriller même si le résumé et quelques chapitres courts peuvent le laisser penser. C’est avant tout un roman poignant sur les sentiments, sur les secrets de famille, sur l’amour d’un père pour sa fille. Pour elle, il est prêt à tout dévoiler, le bon comme le mauvais. Alternant les chapitres mettant en scène Angela et son angoisse de ne pas retrouver April, persuadée que son père l’a enlevée, et les moments de récits intimistes de Thomas, Christian Pernoud nous livre un roman rare à l’émotion à fleur de peau, jusqu’à l’ultime page qui prend à la gorge. Le genre de roman parfait que tout auteur aimerait écrire, ne serait-ce que pour exprimer des sentiments à vif sans verser dans le pathos. J’aimerais te dire est un des livres incontournables de cette fin d’année littéraire, et je défie quiconque de ne pas sentir un nœud à l’estomac en refermant l’ouvrage.
Je remercie infiniment les éditions Taurnada pour ce moment de lecture qui me poursuivra longtemps.
Christian Pernoud – J’aimerais te dire – Éditions Turnada – Octobre 2025 -10,90€ – ISBN 978-2-37258-1966-0