Devant une criminalité galopante et un taux d’occupation des prisons largement excédentaire, les autorités américaines n’ont d’autre choix que d’explorer de nouvelles pistes de pénitenciers haute sécurité. La solution la plus radicale est de transformer d’anciennes plateformes de forage pétrolier pour en faire des prisons sous-marines. Ainsi né le projet Waterjail. Bradley Cayne, lieutenant et médecin, accepte une affectation dans ces lieux comme dernier étape d’une carrière après une période de permission. Il est également là pour étudier les effets d’une molécule sur le métabolisme neurologique. À peine arrivé cependant, il se heurte au cas d’un patient en pleine crise de démence. Lorsque les premiers prisonniers décèdent et qu’il découvre qu’une dangereuse infection menace, Cayne comprend que quelque chose de bien plus grave est en train de se produire dans la prison, d’autant que les autorités en surface ne semblent guère pressées d’arranger la situation…
En lisant le roman de Gérard Saryan, j’ai eu cette impression de replonger dans un de ces films de série B qui ont fait le bonheur des amateurs dans les années 80. On y voyait pléthore d’action-men affronter des situations abracadabrantes. C’était l’époque de Chuck Norris, de Michael Dudikoff, de Stallone… Alors certes, Bradley Cayne n’a rien d’un surhomme, quoi qu’il puisse se sortir de situations pour le moins incroyables, mais l’état d’esprit est là. Beaucoup d’action, des chapitres courts, parfois un peu expéditifs, l’auteur ne fait pas dans la dentelle lorsqu’il s’agit d’éliminer les adversaires du projet en jeu dans Waterjail. J’avoue que mon plaisir de lecture a été un peu gâché.
Le roman se termine avec l’indispensable cliffhanger qui laisse le lecteur dans l’attente. Comment Gérard Saryan va-t-il pouvoir enchaîner ? L’avenir nous l’apprendra.
Je remercie les Éditions M+ pour leur confiance.
Waterjail, de Gérard Saryan, Éditions M+, version e-pub, janvier 2026, ISBN 978-2382113349