Firmin Brolmans est l’exemple même de l’homme que l’on pourrait croiser chaque jour dans la rue sans même s’en souvenir. Ancien employé de l’administration belge, le voilà qui, par un soir de pluie, embarque dans un mauvais tram et pour une mauvaise destination. Dans le compartiment, uniquement des personnes disparues, mortes, mais qui s’obstinent à vouloir demeurer à bord parce qu’à un moment donné, elles n’ont pas pris la bonne décision. Et Firmin Brolmans, personnage terre-à-terre, est avant tout pratique. Même s’il se retrouve à se mêler d’une affaire qui ne le regarde pas, il ne peut s’empêcher de chercher une solution. Pour lui, et pour eux.
Je connaissais Marc Bailly comme directeur de collection, je peux dire que, dans un certain sens, il m’a mis le pied à l’étrier. Je le connais également pour son amour pour la photographie ; d’ailleurs il a su titiller mon imagination à maintes reprises lorsque j’ai eu la chance de mettre ses images par écrit. Je le découvre désormais auteur. Et il s’attaque à un genre que j’apprécie, et qui n’est pas le plus facile, celui où le fantastique et l’absurde se côtoient avec justesse et sans donner dans l’escalade horrifique. Que ce soit dans le premier récit, Le tram de deux heures dix-sept, ou le second, Le guichet des morts, Marc Bailly manie la plume avec bonheur. Il y a un je-ne-sais-quoi d’un célèbre auteur belge, Gantois pour être précis, dans ses pages, je parle bien évidemment de Jean Ray. Et Firmin a tout pour plaire, il ne s’étonne plus de rien, d’ailleurs, qu’y a-t-il de plus naturel que de converser avec un agent municipal décédé et qui s’obstine à travailler dans un bureau qui n’existe plus, je vous le demande ?
Foncez, vous ne serez pas déçu !
Mes remerciements à l’auteur pour sa confiance et son amitié.
Les aventures étranges de Firmin Brolmans, de Marc Bailly, tome 1 : Le tram des deux heures dix-sept, et Le guichet des morts, auto-édition, publié sur Amazon KDP, 2026, ISBN 9798188988449