Sous les eaux d’Avalon, de Michael Connelly

Suite à une sanction disciplinaire, l’inspecteur Stilwell a été écarté du LAPD et envoyé sur l’île de Santa Catalina au large de Los Angeles. Alors qu’il aurait pu prendre cela pour une véritable punition, il se fait peu à peu à l’ambiance de l’île et à ses habitants. Il noue même une relation avec l’adjointe de l’officier de port, Tash Dano. Ses journées se déroulent dans un calme ambiant, seulement troublé par des délits d’ébriété et des violences. Santa Catalina est le repaire de gens fortunés qui viennent amarrer leurs énormes yachts de croisière le temps d’un week-end.

La découverte du corps d’une jeune femme dans le port d’Avalon va bouleverser ses habitudes. La victime, attachée dans un sac contenant des voiles et lestée d’une ancre, venait d’être licenciée de son poste de serveuse dans un club très select de l’île. Le directeur l’accusait d’attitudes déplacées vis-à-vis de sa clientèle, il la soupçonnait par ailleurs d’avoir dérobé un objet de collection.

Alors qu’il n’est pas censé enquêter comme un inspecteur du LAPD, Stilwell décide de s’attaquer à cette affaire, dont les répercussions touchent les plus hautes sphères de Santa Catalina.

Un nouveau personnage pour Michael Connelly. Harry Bosch se faisant désormais trop âgé pour courir après les suspects, après Renée Ballard, nous découvrons donc un nouvel élément de la police de Los Angeles. Comme les deux précédents, Stilwell a du mal avec la hiérarchie puisqu’il a été sanctionné. C’est aussi comme cela que commence la première enquête de Ballard, En attendant le jour. Et comme pour Ballard, les premiers chapitres se trainent un peu. L’auteur cherche ses marques, cherche surtout à ne pas reproduire ce qu’il a déjà écrit par le passé, et à poser les bases d’un nouveau personnage appelé à devenir récurrent. Très rapidement, l’histoire s’accélère, l’intrigue prend le dessus, nous avons droit à une double enquête, une habitude chez Connelly, et on se laisse prendre au jeu de cet inspecteur Stilwell porté par la plume toujours aussi redoutable de l’auteur.

Encore un roman parfaitement réussi pour Michael Connelly, dont le talent ne cessera décidément jamais de m’étonner.

Je remercie vivement les éditions du Livre de Poche pour leur confiance.

Sous les eaux d’Avalon, de Michael Connelly, traduction Robert Pépin, Éditions Livre de Poche, Août 2026, 9,90€, ISBN 9782253910169

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