Parfois, le bonheur est simple comme un roman de Murakami. Peu importe d’ailleurs lequel, peu importe son nombre de pages, cet auteur fait partie pour moi des plus grands de la littérature asiatique. Un monument.
Initialement paru pour la première fois aux éditions Belfond en 2009, c’est donc une réédition avec une nouvelle couverture. Et comme son nom le laisse supposer, cet autoportrait n’est pas une fiction habituelle toute en nuances et en subtilités comme les écrit habituellement l’auteur.
Même s’il avoue avoir toujours renoncé à établir son autobiographie, Murakami se livre ici à un exercice de style mêlant sa passion pour la course et l’écriture, en établissant plusieurs points communs. Des courses, des entrainements, des marathons, des triathlons. Un entrainement régulier, parfois à la limite de la souffrance. Et une évidence morale, celle de savoir connaître ses propres limites, ses « jours avec et jours sans », celle aussi de se dire que la réussite vaut plus que le podium. Le parallèle avec l’écriture est dans ces lignes, où l’auteur doit puiser en lui les ressources nécessaires afin d’établir quelque chose de cohérent, en temps et lieu mais sans chercher à être le meilleur, simplement en étant soi.
C’est une grande leçon d’humilité que nous livre Haruki Murakami à travers ses réflexions de coureur et d’écrivain. Un marathon en hiver, un triathlon en été. Avec cette phrase qui résume toute la philosophie de l’artiste : « garder voire améliorer une bonne condition physique, afin d’être apte à écrire des romans ».
Un auteur qui m’emporte toujours par ce don extraordinaire de mettre en mots les pensées et sentiments de tout un chacun. Je ne le répéterai jamais assez : Haruki Murakami est un monument de la littérature, un incontournable.
Je ne remercierai jamais assez les éditions Belfond pour leur confiance à mon égard.
Haruki Murakami – Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – traduction d’Helene Morita – Éditions Belfond – octobre 2025 (nouvelle édition) – 20€ – ISBN 978-2-7144-0543-2