Le monde et vice-versa, de James Morrow

« Satire rétrofuturiste biopunk », voyage au centre de la Terre ou plutôt sous sa croute « qui convertit l’angoisse climatique en éclat de rire ».

C’est effectivement, comme souvent chez James Morrow, une histoire totalement fantaisiste, l’aventure d’un « prête-plume politique », rédacteur des discours d’hommes politiques, Eamon Keen, engagé par le gouvernement de QoNdonia, société « sous-terrestre », pour justifier l’action dudit gouvernement visant à échanger le « soleil » des sous-terrestres en train de s’éteindre et la Lune, que lesdits sous-terrestres ont transformée en boule de feu. Inutile de dire que, dans ce roman, la physique est violée comme l’Histoire chez Dumas – pour lui faire, en guise d’enfant, ce roman picaresque où notre héros devra rejoindre l’opposition aux « neurokhans », les oligarques et sorciers locaux, pour empêcher la catastrophe d’une façon totalement inattendue.

Même si, pour ce qui est de notre face de la planète, l’auteur rappelle la situation politique et écologique actuelle, ce roman n’est, hélas, qu’une agréable fantaisie qui ne propose aucune solution ; mais rire un instant de la réalité, aussi sinistre soit-elle en fait, et encore plus depuis quelques mois, n’empêche nullement de s’en rappeler et de chercher une solution, s’il y en a une…

Le monde et vice-versa, de James Morrow, traduit par Sara Doke, Au diable vauvert, 2025, 399 p., couverture Atelier des glyphes, 24€, ISBN 979-10-307-0727-4

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