La genèse de l’univers du Seigneur des Anneaux !
La Formation de la Terre du Milieu se situe dans la continuité des Contes Perdus et des Lais du Beleriand. Dans ce volume, on trouvera deux versions » authentiques » du Silmarillion – L’Esquisse de la Mythologie et la Quenta, qui racontent la création du monde, l’apparition des dieux et des Elfes, les premières batailles et l’histoire de grands héros comme Túrin –, mais aussi des cartes complétées par une étonnante description du monde de Tolkien (l’Ambarkanta), des chronologies et des textes historiques, les fameuses Annales du Valinor et du Beleriand.
Posons les bases de suite concernant La formation de la terre du milieu. Cet ouvrage n’est pas un roman, donc, si vous avez adoré Le seigneur des anneaux ou Le hobbit, ne vous attendez pas à trouver ici une nouvelle aventure épique, car ce n’est absolument pas le cas.
Cela étant dit, de quoi s’agit-il donc ? Eh bien, nous avons là le quatrième volume (sur douze) d’une collection appelée L’Histoire de la Terre du Milieu. Pour comprendre de quoi il retourne, imaginez que vous écrivez de la fantasy et que potentiellement vous créez un lore complet. Alors, ces douze volumes seraient en fait des carnets de route dans lesquels vous raconteriez comment vous avez créé votre lore avec ses races, ses décors, ses villes, ses personnages, etc.
C’est Christopher Tolkien, à partir des documents et notes de son père pris sur des dizaines d’années, qui a étudié, ordonné et commenté cette série. Rien que pour cela, il a tout mon respect.
Pour en revenir à ce volume quatre, on y trouve plusieurs parties distinctes, mais forcément étroitement liées, que je propose de regrouper en trois familles d’intérêt.
La première, qui rassemble Les fragments en prose, L’esquisse de la mythologie et la Quenta Noldorinwa, est ce que j’appellerais la partie purement narrative. On y retrouve les premiers fragments poétiques du Silmarillion (Les fragments en prose), puis sa première version brute de 1926 (L’esquisse de la mythologie) et enfin la version la plus aboutie et la plus complète (Quenta Noldorinwa).
Le second regroupement, quant à lui, est beaucoup plus visuel et axé sur le décorum de la Terre du Milieu. On va y retrouver la première carte du Beleriand, Le lhammas (l’arbre des langues) et L’ambarkanta (la forme du monde). Vous l’aurez compris, ces parties sont là pour vous immerger dans la géographie de la Terre du Milieu et vous plonger dans sa linguistique.
Enfin, Les Annales de Valinor et les Annales du Beleriand composent une troisième partie. Autant ne pas tourner autour du pot. Ici, point de récits poétiques, c’est purement le squelette temporel de son univers, la bonne vieille frise chronologique qui a permis à J.R.R. Tolkien de ne pas faire d’anachronisme dans son lore.
Vous l’aurez donc compris, je pense, cet ouvrage est avant tout destiné aux fans hardcore de l’univers élaboré de A à Z par J.R.R. Tolkien, à toutes celles et ceux qui ont envie de s’immiscer dans l’esprit de l’auteur car ils veulent tout connaître de son lore ou qui rêvent peut-être comme lui de construire tout un univers qui se tient et ont besoin d’un outil académique pour les y aider.
La formation de la terre du milieu : Histoire de la Terre du Milieu – Tome 4, de John Ronald Reuel Tolkien, Pocket