Fleuriste de talent, connue pour ses magnifiques bouquets dont chacun semble raconter une histoire, Helena Bardo disparaît un jour mystérieusement, ne laissant derrière elle que des gouttes de sang sur ses ciseaux et ses bobines. Sonia, sa meilleure amie et collègue, se lance alors à sa recherche avec l’aide de la police. Cependant, chaque jour qui passe, elle est de plus en plus convaincue qu’elle ne peut faire confiance à personne, pas même à sa famille. Un soir, elle reçoit un mystérieux message qui l’avertit que cette affaire la concerne également. Que cachait Helena derrière son apparente perfection ? Les racines des secrets de famille sont très profondes et difficiles à déterrer…
Dans la veine des thrillers psychologiques dits « domestiques », La fleuriste est l’œuvre d’une autrice présentée comme faisant partie des dix auteurs les plus lus de son pays – la Pologne. Elle a bénéficié de couvertures magnifiques, que ce soit pour le broché, chez Mera, ou pour le poche chez Folio – que je remercie pour m’avoir permis de faire cette découverte.
Le roman s’est révélé une lecture plutôt plaisante. D’une part, il entre dans une catégorie que j’apprécie particulièrement, d’autre part, l’intrigue est assez retorse, elle entretient de manière habile le mystère de la disparition, et offre des révélations et des rebondissements intéressants. Le choix de la forme chorale a pour mérite de nous exposer les points de vue et les perceptions des deux personnages principaux, le mari et la meilleure amie de la disparue, mais surtout de ne dévoiler les faits et les pensées des protagonistes que petit à petit, de façon à nous faire douter et soupçonner tout le monde tour à tour.
Voilà pour les bons côtés. Passons maintenant aux points un peu moins positifs. Le roman est écrit au présent, ce qui n’est pas vraiment ce que je préfère – mais qui n’est qu’une affaire de goût -, et malheureusement il comporte de grossières fautes de grammaire et de conjugaison. Enfin, j’ai trouvé que la plume était assez froide et que la psychologie manquait de profondeur, ce qui m’a empêchée d’éprouver beaucoup d’empathie pour les personnages.
Un avis qui se révèle quelque peu mitigé, même si je reconnais avoir quand même passé un bon moment de lecture, en raison d’une histoire bien ficelée qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin.
La fleuriste, d’Alicja Simicka, aux éditions Folio, 9,50 euros