Derinkuyu, Turquie. Dans les profondeurs d’une cité souterraine millénaire, l’archéologue David Birch met à jour un impossible artefact grec gravé d’inscriptions obscures. Face à cette énigme historique et fasciné par sa découverte, Birch s’associe à Eleni Lillakis, une brillante astronome et spécialiste de l’Antiquité grecque. Ils entament ensemble un périple à travers toute l’Europe afin de reconstituer un mécanisme mythique qui, selon certains, saurait prédire l’avenir… Cependant, il semble que David et Eleni ne soient pas les seuls à s’intéresser à cet artefact : services secrets et réseau mafieux sont sur leurs traces. Lorsqu’ils prennent conscience de la véritable portée de leur découverte, la quête se double d’une lutte pour la survie.
Glenn Cooper est avant tout l’auteur d’une trilogie exceptionnelle – Le livre des morts, Le livre des âmes et Le livre des prophéties -, mais ses autres romans sont très bons aussi, ce qui fait que j’ai tendance à me ruer sur toutes ses nouvelles sorties. Merci donc aux éditions M+ pour cette belle lecture.
Si, pour moi, Ezkaton n’est pas tout à fait à la hauteur de cette trilogie inoubliable, il présente cependant de sérieux atouts, dont tout d’abord son histoire, documentée par un travail érudit, comme toujours chez cet auteur pourtant de formation médicale. Il se trouve que j’ai suivi des études d’histoire de l’art et d’archéologie, et je dois reconnaître que je suis chaque fois impressionnée par la qualité des recherches sur lesquelles s’appuient ses romans, bien que l’ensemble soit vulgarisé afin de rester accessible à tout un chacun.
En dehors des scènes d’archéologie et des explications historiques proprement dites, il s’agit surtout d’un jeu de piste menant à un puzzle, et tout autant d’un roman d’aventures aux accents de thriller, plein d’action et de suspense, assorti d’une réflexion sur les religions et les croyances.
Extrait : « Quelle sorte d’arrogance pouvait pousser des gens à revendiquer que leurs croyances valaient mieux que celles des autres, que leur dieu était le seul véritable et que les autres n’étaient que de fausses idoles ? »
De la Turquie à la Grèce, en passant par la Crète ou bien encore l’Allemagne, le récit fait voyager géographiquement, mais aussi de manière temporelle, puisque quelques retours en arrière ramènent le lecteur en 212 av. J.-C., à l’époque de l’architecte génial Archimède, et au coeur des origines d’un mystérieux artefact qui attire bien des convoitises.
Les développements et explications concernant la religion en surprendront, voire en rebuteront certains ; pour ma part, j’ai l’esprit très ouvert, surtout dans le domaine de la lecture, et cela ne m’a posé aucun problème. C’est de toute façon plutôt habituel chez Glenn Cooper. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, et j’espère sincèrement qu’il en écrira une suite.
Ezkaton, de Glenn Cooper, M+ éditions