Des milliards de tapis de cheveux, d’Andreas Eschbach

L’Atalante réédite en format poche le premier livre qui a fait découvrir Andreas Eschbach, ce qui me permet de le lire car, à ma grande honte et bien que j’ai lu d’autres livres de lui, celui-ci est nouveau pour moi. Et, malgré toutes mes lectures, il parvient encore à me surprendre…

C’est une suite de récits qui pourraient paraître indépendants, parlant de personnages variés et nombreux, mais qui racontent d’abord les vies d’habitants d’une planète plus ou moins retombée dans une vie médiévale, si ce n’est que les habitants savent que les autres planètes existent, En particulier que, quelque part, l’Empereur qui a créé l’univers attend son tribut de tapis de cheveux de femmes que la Guilde des Tisseurs doit créer et lui envoyer, puis celles de personnages du reste de l’univers, en commençant par l’étranger, venu d’une autre planète pour leur annoncer le renversement de l’Empereur. Nous découvrons, chapitre après chapitre et personnage après personnage comment sera, finalement, résolue l’énigme que représentent ces tapis de cheveux. Non sans aller de surprise en surprise au fil du livre.

Je n’ai pu m’empêcher de voir dans ce roman une interrogation sur la religion et une référence à une autre œuvre essentielle sur ce thème (dois-je dire à quelles œuvres, et en particulier au quatrième épisode de l’une des œuvres majeures de la SF je n’ai pu m’empêcher de repenser, particulièrement dans une scène clé du roman ? Je préfère vous laisser la surprise), d’autant plus que Eschbach, par exemple dans Jesus video, n’a jamais cessé de s’interroger sur le même thème. Mais ce roman pose aussi d’autres questions, sur la politique, l’idée même d’Empire galactique, et sur la vie…

Des milliards de tapis de cheveux d’Andreas Eschbach, traduit par Claire Duval, L’Atalante, collection Neptune, 2025, 347 p., couverture de Førtilem, 8,50€

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