La grande verdure, de Lucie Heder

Un renouveau ?

Une femme face à la communauté
Dans un futur pas si éloigné, la Terre est redevenue sauvage, entre les tempêtes de poussière et les grandes crues. Ne subsistent de l’humanité que des ruines imposantes et quelques survivants et survivantes. Des femmes ont ainsi fondé la communauté de la grande verdure et sont réparties en plusieurs groupes : les Cactus s’occupent de la nourriture, les Consoudes s’occupent des soins, etc. Tout va bien pour le meilleur des mondes, sauf pour Lierre qui quitte la communauté. Dans les ruines, Lierre rencontre Sable. La jeune femme émeut Lierre, qui tombe amoureuse. Mais sa personnalité ne colle pas avec les codes de la grande verdure qui aspire à réintégrer Lierre.

Entre cauchemar et utopie
Le cauchemar évoqué par le roman se situe avant l’intrigue : la mort de la civilisation, les famines, la Terre polluée. L’utopie construite par Lucie Heder, c’est cette grande verdure qui veut soigner et les humains et la planète. C’est parfois un peu naïf mais l’auteure ne lâche à aucun moment son sujet : la ténacité paie. L’accent sur les femmes, en incorporant un côté queer, correspond à la sensibilité de l’auteure, l’histoire fonctionne. Pourquoi ne pas essayer La grande verdure ?

Lucie Heder, La grande verdure, La Volte, ISBN 9782370492753, septembre 2025, 207 pages, 19 €

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